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Introduction Les accusations Arnaud Chupin, Ariberto Fassati, 2002/2003 Les accusations livrées à la justice en 2009 L'audition de Madame Maria-Ludovica Reina L'audition de Madame Patrizia Giuliani D'autres accusations ? Une situation ubuesque en 2003 et 2004 Ce qui s'est passé devant la justice Et maintenant ? A suivre... Contact À propos de moi Mes images Mes vidéos Ma musique 

Arnaud Chupin, Ariberto Fassati, 2002/2003

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Arnaud Chupin, Ariberto Fassati, 2002 et 2003

La première personne qui a porté des accusations à mon encontre dans cette affaire, le 28 mai 2002, est Monsieur Arnaud Chupin, mon supérieur hiérarchique direct, alors directeur général pour l’Italie de Crédit Agricole Indosuez, aujourd’hui Crédit Agricole CIB. Ce jour-là, il m’a accusé, en catimini au sein de la direction de la banque, de harcèlement sexuel à l’encontre d’une collaboratrice de la banque en affirmant en détenir des preuves incontestables.Si vous lui demandez aujourd’hui si cela est vrai, il vous répondra très probablement qu’il ne m’a jamais accusé de rien. C’est en tout cas ce qu’il a affirmé devant la justice en 2009.Monsieur François Marion, qui était en 2002 mon responsable fonctionnel au Siège à Paris et est aujourd’hui Directeur Général Délégué de la banque, a néanmoins bien confirmé les accusations de Monsieur Chupin lors de son audition devant la justice (cote D107). Cela est d’ailleurs repris dans le jugement rendu le 24 juillet 2011 par le Tribunal de Nanterre. On peut lire que Monsieur Marion confirme « que son retour était lié aux accusations de harcèlement sexuel dont il ignorait le caractère avéré ou non ». Monsieur Marion explique aussi à la personne qui l’entend ne pas m’avoir repris dans ses équipes en 2003, dans le doute, ces accusations n’ayant pas été clarifiées. Certains représentants de la banque ne voulaient pas qu'elles le soient.Ces accusations et le doute volontairement entretenu par la suite m’ont indubitablement rendu infréquentable et inaudible. Entre mi 2002 et fin 2004, je vais être brutalisé et perdre à trois reprises mon travail au sein de la banque avant d’être licencié, sans même qu’aucun dirigeant et aucun représentant syndical au courant ne s’y opposent.Ces mêmes accusations ont été reprises, toujours en catimini, en février 2003 à Paris par Monsieur Ariberto Fassati, alors l’un des deux Directeurs Généraux Adjoints de la banque. Il les a prononcées devant Monsieur Jean-Frédéric Dreyfus, le représentant du personnel au conseil d’administration de la banque, en affirmant lui aussi en avoir des preuves, pour justifier ce qui m’arrivait depuis huit mois et le dissuader de m’aider. Monsieur Dreyfus relate son intervention lors de son audition (cote D40) comme le montre le jugement rendu le 24 juillet 2011 par le Tribunal de Nanterre : « Interrogé, M DREYFUS indiquait qu’il avait été contacté par M FOUESNANT en février 2003. Ce dernier lui avait expliqué être placé à la direction des ressources humaines, mais il avait de lui-même pu constater qu’il n’avait pas de téléphone, et qu’il ne figurait d’ailleurs pas dans l’annuaire de la banque. Il était donc intervenu en sa faveur auprès de Monsieur FASSATI, Directeur Général Adjoint, ce qui avait manifestement permis l’affectation de M FOUESNANT… [Monsieur Dreyfus] estimait que si une faute avait été commise par M FOUESNANT, il aurait dû être licencié plus tôt… ».Un mois après son intervention, en mars 2003, Monsieur Dreyfus, tout en me demandant de ne pas réagir, m’a informé que Monsieur Fassati avait renouvelé devant lui ses accusations à mon encontre, tout en prétextant n’avoir pu agir contre moi car il avait reçu les preuves trop tard. Ce prétexte, déjà douteux en 2003, va devenir tristement grotesque en 2009 avec l’ultime version des faits et des accusations livrées par d’autres personnes à la justice.Je remercie Monsieur Marion et Monsieur Dreyfus d’avoir confirmé officiellement ces faits et ces accusations devant la justice, comme cela est mentionné dans les procès-verbaux de leurs auditions, mais aussi repris dans les décisions de justice rendues en 2011 et 2012.Je remercie aussi Monsieur Marion d’être intervenu à trois reprises en juin 2002 pour tenter d’arrêter cette imposture, puis en janvier et février 2003 pour m’aider à retrouver un poste dans la banque. Je remercie aussi Monsieur Dreyfus d’être intervenu auprès de Monsieur Fassati en février 2003, d’avoir tenté d’obtenir de Monsieur Chupin et du DRH de la banque la clarification de ces accusations en 2003 et 2004, d’avoir confirmé certains faits devant la Commission Recours de l’Association Française des Banques que j’ai saisie en janvier 2005, et de m’avoir soutenu tout au long de ces quinze très longues années de galère. En tant qu’administrateur de la banque et engagé dans le domaine de la RSE depuis 2007, il a été pour moi un soutien important.Leurs positions actuelles au sein de la banque pourraient les empêcher de confirmer ces éléments. Je le comprendrais, mais je souhaiterais néanmoins qu’ils le fassent dès maintenant. Ces accusations sont à la base de toute cette imposture.Deux autres personnes ont aussi confirmé l’existence de ces accusations et leur origine : la première est une représentante de la Direction des Ressources Humaines du Siège en juillet 2002, la seconde est Monsieur Jean-Jacques Picard, Inspecteur Général de la banque, lors d’un des entretiens que nous avons eus en octobre 2004.Voici maintenant ma version des faits sur ce qui s’est passé entre le 23 mai et le 7 juin 2002. Suite à des difficultés rencontrées avec une collaboratrice de la banque, sur lesquelles je reviens par la suite, j’ai demandé son intervention à Monsieur Chupin le soir du 23 mai 2002 devant Madame Patrizia Giuliani, DRH du Groupe en Italie.Le lendemain, le vendredi 24 mai, sans me le dire, Monsieur Chupin a rencontré Monsieur Fassati lors de son passage hebdomadaire à Milan et lui en a parlé. L’existence de cette rencontre est confirmée par Monsieur Chupin lui-même au cours de son audition en 2009, sans pour autant la dater. Elle se tient en présence de Madame Patrizia Giuliani et Monsieur Giovanni Merlo, respectivement DRH et Contrôleur interne de la banque en Italie, comme le dit aussi Monsieur Chupin. Par contre, je ne sais pas ce qui a été dit lors de cette réunion, mais ce n’est certainement pas ce que Monsieur Chupin a relaté lors de son audition.Le soir du 28 mai 2002, toujours sans me le dire, il a appelé deux dirigeants du Siège à Paris, Monsieur Marion, mon responsable au Siège, et Monsieur Michel Le Masson, son responsable fonctionnel au Siège en charge de la zone Europe, pour m’accuser de harcèlement sexuel à l’encontre de cette collaboratrice. Il leur a aussi affirmé en détenir des preuves incontestables, les a informés qu’il avait déjà reçu l’autorisation de Monsieur Fassati pour me faire quitter la banque depuis l’Italie en dehors des procédures normales, et leur a demandé leur accord.A partir du matin du 29 mai, il m’a alors demandé avec beaucoup d’insistance de quitter la banque immédiatement depuis Milan. Il m’a pour cela mentionné l’accord et le soutien que lui avaient donnés Monsieur Fassati le 24 mai ainsi que ses échanges avec Messieurs Marion et Le Masson le 28 mai. Par contre, il ne m’a pas parlé de la nature des accusations qu’il avait portées contre moi et ne m’a donné aucune raison réelle pour justifier mon départ de la banque. Je n’ai donc pas quitté la banque, reprenant ses propos et lui demandant des explications, sans succès, et j’ai poursuivi mon travail y compris avec lui, pensant que les choses allaient se clarifier.Le 3 juin 2002, en accord avec Monsieur Chupin, je suis parti à Dubaï pour quelques jours pour participer au séminaire des COO de la banque comme cela était prévu. En fait, je ne suis resté à Dubaï que très peu de temps, découvrant avec stupéfaction par l’intermédiaire de Monsieur Marion les accusations portées contre moi et l’annonce de preuves « incontestables » pour m’empêcher de me défendre. Monsieur Marion me demande donc très logiquement de quitter la banque sous trois mois. Quelle façon surprenante et malsaine de l’impliquer, pour que ce soit lui qui m’informe de ces accusations et qu’il me demande lui aussi de quitter la banque, alors qu’il venait peu de temps avant de me demander de rester à Milan pour achever les transformations menées en Italie depuis mon arrivée en février 2000.Ce long voyage aller-retour à Dubaï passant obligatoirement par Paris/Roissy faute de vol direct entre l’Italie et les Emirats, pour un entretien surréaliste et épuisant de deux heures avec Monsieur Marion, alors que celui-ci était basé à Paris et présent à Paris les jours précédents, est une bonne illustration de ce sinistre canular. Le 6 juin 2002, de retour à la banque à Milan, en accord avec Monsieur Marion, j’ai pu avoir un entretien avec Monsieur Chupin, en présence de Madame Giuliani à qui j’avais demandé d’être présente. J’ai proposé à Monsieur Chupin de revenir en arrière, sans aucune contrepartie, ce qu’il a refusé en m’affirmant vouloir irrévocablement mon départ. Je l’ai alors informé que je restais à mon poste dans l’attente d’explications et d’instructions officielles. Ces instructions ne viendront de la Direction des Ressources Humaines de Paris toujours tenue à l’écart, que bien plus tard, le 17 juin 2002, sans aucune mention d’accusation, comme un simple rappel à Paris au Siège.Le 7 juin 2002, en fin de matinée, à la demande de Monsieur Chupin, Madame Giuliani et Monsieur Merlo se sont alors introduits dans ma boite mail pour la fouiller, sans que je sois présent et sans m’en informer au préalable comme ils auraient dû le faire. Malheureusement pour eux, le système de messagerie de la banque m’a prévenu de ce qu’il faisait, me procurant une trace de leur intrusion et de tous les messages qu’ils lisaient. J’ai alors appelé Madame Giuliani pour lui demander pourquoi elle faisait cela. Elle m’a alors informé le faire sur instruction de Monsieur Chupin, tout en quittant immédiatement ma boite mail.Pourquoi cette effraction et cette fouille, alors que Monsieur Chupin affirmait depuis deux semaines déjà détenir des preuves incontestables contre moi ?Cette version est bien sûr ma version des faits et elle va très probablement être contestée par certaines personnes. Cependant, contrairement aux autres versions données par ces personnes, elle est cohérente avec les pièces incontestables du dossier. D’autre part, ces personnes comme d’autres la connaissent bien, depuis le début de cette affaire, parce que je n’en ai jamais changé. Je n’en ai pas eu besoin, contrairement à Monsieur Chupin et ceux qui l’ont aidé. En effet, très rapidement, sa manœuvre ayant définitivement échoué car je contestais toujours ses accusations et en demandais la clarification, Monsieur Chupin a commencé à raconter une toute autre histoire dans laquelle il ne m’accusait plus de rien.Voici par exemple ce qu’il dit à un tiers le 31 juillet 2002, deux mois après avoir porté ses accusations à mon encontre : « … Je l’accuse de rien, écoute…… C’était qui à la DRH ?...… Y a pas d’accusation. Y a eu une situation qui s’est créée qui a fait qu’effectivement après en avoir parlé à pas mal de gens, la DRH a décidé de rappeler Ronan à Paris. Bon mais il n’y a absolument rien qui vise à le faire partir de la banque…… Il n’y a pas faute grave…… Mais absolument pas. Là, je crois qu’il y a un malentendu…… Ecoute le fait qu’il ait fait son travail, on n’est tous d’accord ……tout à fait mûre et réfléchie parce que c’est vraiment pas des décisions qu’on a prises à la va vite si tu veux. La DRH a décidé effectivement de mettre fin à son affectation en Italie…… Ça je je je me rends je me rends tout à fait compte et c’est pour ça que j’ai essayé de gérer les choses de la façon la plus soft possible …… Ecoute il y a un problème qui s’est posé. C’est qu’il y a un moment où dans les discussions, si tu veux, Ronan a rompu les discussions. Donc, moi, j’étais tout à fait prêt à envisager un certain nombre de mesures d’accompagnement effectivement pour …... Je me rends bien compte. Mais Ronan s’est complètement bloqué et il s’est mis à nous parler d’avocat …… Mais je ne l’ai jamais accusé de rien …… Alors moi dans ces cas-là, si tu veux, je suis tenu d’en parler à la hiérarchie, à la mienne, à la DRH de Paris, et quand on a fait effectivement une analyse, euh, Paris a fait une analyse un peu attentive de tout cela, ils se sont dit que …… Il n’est accusé de rien…… Et puis il y a eu effectivement un malentendu, je pense, honnêtement, un malentendu pour Ronan qui s’est vu accusé de choses. Il n’y a pas d’accusation…… Ecoute je te redis ce que je t’ai dit pour pouvoir en discuter pour négocier des choses, il faut être deux. Et il y a malheureusement eu un blocage complet à partir du moment où, tu comprends, Ronan est parti dans cette idée que tout c’était un complot pour le virer et que le jour où il remettait les pieds en France on le virait, et il valait mieux essayer de nous faire un procès en droit italien ou en droit français. On ne peut pas résoudre les choses comme cela …… Alors les postes proposés en France théoriquement c’est pour ça qu’il va à Paris…… la fin de son arrêt maladie pour aller voir avec la DRH effectivement qui lui fera des propositions comme c’est la pratique lambda quand on ramène quelqu’un donc il y a effectivement des mutations qui se préparent bien longtemps à l’avance et les gens savent très clairement ce qu’ils vont faire. Bon, dans le cas de Ronan et encore une fois comme les ponts étaient coupés …… à partir du moment où Ronan s’est mis en arrêt maladie et a commencé à parler d’avocats, le travail normal d’accompagnement au retour n’a pas pu se faire, mais il est évident que si Ronan n’avait pas joué le jeu comme ça …… on aurait pu en juin et juillet définir avec lui, on aurait pu définir avec lui le poste de retour …… Là, là, ce qui est prévu effectivement quand il arrive, il y a la DRH qui lui fera voir des propositions qui …… Non mais tu comprends, la banque ne peut pas envisager … pour quelqu’un qui dit qu’il veut faire payer la banque, envoie des lettres d’avocat…… C’est ça qui est écrit pour l’instant. Maintenant si Ronan veut rester à la banque ça change les choses …… La réintégration ? Ah, ça c’est non ! Ça c’est non !...… Bon mais ce dossier je l’ai suivi d’assez près je l’ai suivi avec [ ] qui est en charge…… Mais il faut quand même que l’on ait un signal de Ronan disant que cette histoire d’avocat …… On ne s’est pas compris et que s’il y a un moyen qu’il reste à la banque … … je t’appelle la semaine prochaine… Où est-ce que je peux te joindre ?...»Aucune accusation de sa part ? …Avais-je rompu le dialogue ? Non, pas vraiment. Je lui avais notamment proposé de revenir en arrière sans aucune contrepartie le 6 juin précédent, ce qu’il avait refusé, et le canular avait repris dès le lendemain avec la fouille de ma boite mail, à mon insu. Si j’ai effectivement quitté mon poste le 11 juin 2002, c’est en arrêt maladie sur décision d’un médecin, pour dépression, après deux semaines pleines de très mauvaises surprises, des échanges surprenants et usants, un A/R éclair à Dubaï, les premières rumeurs... Personne ne voulait m’écouter alors que tout ce qu’il disait était mensonger. J’étais épuisé. Comment a-t-il pu parler de « jeu » ?Faire payer la banque ou faire un procès à la banque ? Non. Je n’en avais jamais parlé, jamais eu l’intention. La banque n’était pas en cause. Je lui ai simplement parlé d'avocats dans un mail le 7 juin après la fouille de ma boite mail en espérant lui faire peur, car ce qu'il faisait, lui, depuis presque deux semaines était totalement anormal. Par ailleurs, j’ai bien consulté un avocat, mais c’est seulement début juillet pour avoir ses conseils, un mois et demi après le début de cette affaire et sans que personne ne soit au courant. La banque n’a de plus reçu la première lettre de cet avocat datée du 5 juillet que mi-juillet, et cette lettre ne demandait que quelques éclaircissements et ma réintégration dans la banque. Mais que pouvait craindre Monsieur Chupin de cet avocat ou d’un procès, puisque tout ce qui se passait était normal ?Ce qu’il faisait était-il « soft » ? Rien de ce qu’il avait fait jusque-là n’était bienveillant. Il n’a jamais rappelé d’ailleurs, ni rien fait pour nous aider, moi et ma famille, comme il l’a aussi affirmé. Quelles étaient les « mesures d’accompagnement » prévues par la personne qui traitait mon dossier à Paris ? A partir d’août 2002, le mois suivant cette discussion, je ne vais pas être payé pendant deux mois, mais surtout me retrouver sans couverture sociale car non déclaré ni en France, ni en Italie, et sans mutuelle pendant plus de cinq mois. Erreur administrative ? Non, la banque en est avisée et, comme Monsieur Chupin, elle pouvait difficilement ignorer mon état de santé, mais aussi celui d'un des mes enfants. La suite est malheureusement tout aussi grotesque, avec pour unique objectif de me faire craquer. « Soft » ? Mais alors, Arnaud, quand ce n’est pas « soft », c’est comment ?Un complot ? Pour ma part, je n’en avais jamais évoqué l’hypothèse, ni non plus mon avocat, ni non plus son interlocuteur ce jour-là. Le 7 juin, j'avais simplement écrit que c'était « un prétexte » pour tenter de me faire partir d'Italie et de la banque. C’est néanmoins une idée intéressante que nous pourrions étudier ensemble un peu plus tard.Par la suite, en 2003 et 2004, Monsieur Chupin va systématiquement refuser de répondre aux questions de Monsieur Dreyfus, le renvoyant vers « la banque » ? La banque a toujours bon dos quand les mauvais coups tournent mal.Enfin, en 2009, lors de son audition devant la justice (cotes DOO 302 à 305), il affirme : « Non, je n’ai jamais porté atteinte à l’image de cette personne. Je voulais qu’il puisse poursuivre normalement sa carrière. Je considérais comme un avantage pour lui qu’il quitte l’Italie. ». Qu'en pense Monsieur Marion ? Le seul avantage que je vois pour moi est de ne plus avoir eu à travailler sous ses ordres, mais c’est bien l’unique avantage. Il dit aussi : « A la fin de toutes les discussions entre Paris et moi, je convoque Monsieur FOUESNANT et l’informe qu’on a pris la décision qu’il rentre à Paris… la ligne choisie est une décision ordinaire administrative comme prévue par le contrat de travail. Je lui explique que nous n’accusons personne de quoi que ce soit… ». Il ajoute : « Pour moi, l’histoire Ronan était terminée lorsque nous avons décidé de le renvoyer à Paris. Je me rappelle si je ne m’abuse qu’après la notification de la décision de retour à Paris de FOUESNANT, ce dernier est resté en arrêt maladie pendant six mois environ ».Quelle curieuse version des faits, d’autant plus que mon arrêt maladie débute le 11 juin 2002, c’est à dire avant que la Direction des Ressources Humaines du Siège ne soit mise au courant et une semaine et demie avant qu’elle ne me notifie mon retour à Paris…Enfin, il explique : « Pendant ces faits, un des deux adversaires, je ne sais plus qui avec précision informe Madame GIULIANI ou moi que Monsieur FOUESNANT avait demandé à Ludovica de présenter sa démission » puis, plus loin, « Etant l’employeur des deux, même si Melle REINA dépendait directement de Monsieur FOUESNANT, j’étais préoccupé par cette histoire et notamment la possibilité que Monsieur FOUESNANT puisse exercer du « harcèlement moral » sur Melle REINA… ».Il est tout de même singulier de le voir évoquer cela devant la justice. Tout d’abord, parce que je n’ai jamais demandé sa démission à « Ludovica », ni à aucune autre personne. Il ne pouvait d’ailleurs ignorer que Madame Maria-Ludovica Reina avait déjà démissioné, était revenue sur sa décision, puis avait pris un congé sabbatique, quitté définitivement le poste qu’elle occupait, n’était plus sous mes ordres. Ensuite, n’est-ce pas ce qu’il a fait lui-même avec moi, au vu et au su de plusieurs représentants de la banque ? Existerait-il d’ailleurs d’autres personnes que moi sous ses ordres qui ont dû quitter l'Italie ou la banque « comme un avantage » selon son expression, au cours de la même période ?Pour conclure sur ces premières accusations, Monsieur Chupin m’a bien accusé de harcèlement moral et sexuel le 28 mai 2002, affirmant en détenir des preuves incontestables. Ses accusations étaient mensongères, ce qu’il savait. Ce n’était donc ni une erreur, ni une maladresse de sa part, mais bien un acte délibéré pour faire de moi un paria et pouvoir m’écrabouiller.Monsieur Fassati a repris ces mêmes accusations à son compte en parlant lui aussi de preuves le 19 février 2003, huit mois plus tard, alors qu’il savait que je les avais toujours contestées et que Monsieur Chupin ne voulait plus en entendre parler depuis longtemps. Il a repris une deuxième fois ces accusations en mars 2003. C’était donc bien là aussi un acte délibéré de sa part. Sans sa protection, Monsieur Chupin aurait par ailleurs été contraint de s’expliquer.Certains qui connaissent bien cette affaire pour y avoir participé vont me dire que je vais un peu vite en besogne, car j’oublie la version des faits et des accusations livrées par d’autres personnes à mon encontre à la justice en 2009. Bien entendu, je ne l’oublie pas, d’autant plus qu’elle ne dédouane en aucune façon Messieurs Chupin et Fassati. Bien au contraire, elle ne fait que confirmer l’imposture.En effet, si les nouveaux éléments de 2009 étaient vrais, Monsieur Chupin ne pouvait les ignorer bien avant le 28 mai 2002, au moins deux mois avant, et il détenait tous les éléments pour agir contre moi depuis longtemps. Alors, immanquablement, vous ne pourrez que vouloir lui poser de trop nombreuses questions comme par exemple : pourquoi n’a-t-il pas demandé mon départ bien avant ? Pourquoi avoir agi comme il l’a fait ? Pourquoi ne pas avoir donné en 2002 la « bonne » version des faits, celles de 2009, différente ? Pourquoi impliquer de cette façon d’autres dirigeants de la banque, et la banque ? Pourquoi faire fouiller ma boite mail le 7 juin 2002 ? Pourquoi, dès mi 2002, abandonner ses accusations et affirmer qu’il n’y a jamais eu aucune accusation contre moi ? Pourquoi refuser systématiquement de répondre aux questions de Monsieur Dreyfus en 2003 et 2004, en le renvoyant vers « la banque » ? Pourquoi affirmer qu’il n’y a aucune accusation contre moi lors de son audition en 2009 alors qu’il ne peut en aucun cas ignorer cette nouvelle version depuis mars 2002 ? D’ailleurs, si cette nouvelle version était vraie, comment a-t-il pu souhaiter, comme il l’affirme lors de son audition, que je puisse « poursuivre normalement [ma] carrière » dans la banque ? …Si les nouveaux éléments de 2009 étaient vrais, Monsieur Fassati ne pouvait pas non plus les ignorer, au plus tard le 24 mai 2002. Comment peut-il alors prétexter en mars 2003 devant Monsieur Dreyfus avoir reçu ces fameuses preuves trop tard pour agir contre moi ? Pourquoi d’ailleurs ne les lui montre-t-il pas en février 2003 pour le dissuader d’agir en ma faveur et m’empêcher de retrouver un travail dans la banque ? En tant que Directeur Général Adjoint de la banque, n’avait-il pas d’autres moyens d’obtenir mon départ d’Italie ? Pourquoi cette volonté de me nuire à ce point ? Que lui ai-je fait ?Pour éliminer définitivement tout doute sur moi, voici donc maintenant l’ultime version des faits et des accusations, celle qui a été livrée à la justice en 2009 par deux autres personnes, et les premières preuves qu’elles sont elles-aussi mensongères.





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ou Autopsie d'un canular